Certaines d'entre vous se sont posées et ont posé la question lors de l'Acte 1 : burn-out et dépression, c'est la même chose alors ? Parce que ça ressemble beaucoup à la dépression ce que tu décris.

Alors, pour être exacte, je vais préciser la raison médicale de mon arrêt : dépression liée à un "épuisement professionnel" ("burn-out" dans la langue de Shaekespaere). Et ce diagnostic trouve son origine dans cet Acte 2...

 

Le cerveau inerte

git dans une nouvelle bulle,

protectrice.

 

Le corps se répare

à travers le sommeil.

Les larmes s'espacent.

 

Le cerveau éparpillé

ne fait plus sens.

Seul le quotidien

le garde éveillé.

 

Le corps suit

tant bien que mal.

La tribu l'entraîne.

 

Une seule pensée.

Constante.

Qui devient litanie

au fil des jours.

 

"Je ne veux pas aller au boulot.

Je ne peux pas aller au boulot.

Je ne peux pas y retourner.

Du calme... du calme..."

 

Des larmes, du sommeil

et le refrain se rejoue...

Souvent.

 

Deux longues semaines.

A dormir.

A pleurer.

 

A se laisser porter par le quotidien

Tant bien que mal.

 Et à dormir

avec sans cesse ce refrain.

 

Jusqu'à appeler à l'aide 

A nouveau.

Pour que la bulle n'éclate pas.

Pour ne pas couler complètement.

 

J'ai eu la chance d'être entendue, d'avoir trouvé une oreille attentive et un premier traitement pour une maladie :

dépression

liée à un épuisement professionnel...